A novel 4-per-year therapy for the management of schizophrenia – A Janssen sponsored satellite symposium at the EPA, Florence, 2 avril 2017 La recherche et le développement d’une galénique permettant une libération prolongée de la palipéridone ont facilité la prise en charge pharmacologique de la schizophrénie par la réduction de la fréquence des prises. L’objectif final est de faciliter l’observance et, par conséquent, de diminuer le risque de rechute et promouvoir le rétablissement. Le palmitate de palipéridone en formulation trimestrielle (Trevicta®) pour le traitement d’entretien de la schizophrénie chez les patients adultes cliniquement stables sous palmitate de palipéridone mensuel (Xeplion®) est aujourd’hui l’unique traitement antipsychotique à ne devoir être administré que quatre fois par an. Le point sur son utilisation au quotidien avec le Pr Paz García-Portilla (Univ. d’Oviedo, Espagne).
Confrontation Périnatale Pluridisciplinaire, Cliniques Universitaires St-Luc, UCL, décembre 2014 Cette 26e confrontation multidisciplinaire nous a permis de réfléchir ensemble, grâce à quelques cas cliniques, aux questions concernant le suivi des grossesses à risque psychiatrique. Published ahead of print.
La psychiatrie biologique a fait des progrès énormes cette dernière décennie. Elle a également permis de mieux appréhender la problématique de la neurotoxicité inhérente à la pathologie bipolaire, mais aussi aux traitements. Le point avec le Dr Pierre Oswald (CRP Les Marronniers, Tournai et CHU Brugmann).
La sortie prochaine du DSM-5 marquera une prise de distance par rapport à l’approche catégorielle actuelle, trop stricte, du diagnostic psychiatrique au profit d’une approche dimensionnelle. Cette nouvelle édition du DSM introduira ainsi une échelle multidimensionnelle cadrant davantage avec les conclusions des grandes études épidémiologiques et naturalistes menées sur la population au cours des dernières années. Des termes fourre-tout et vides de sens tels que «syndrome maniaco-dépressif», «psychose schizo-affective» ou encore «schizophrénie» seront remplacés par d’autres (à l’instar des concepts «névrose» ou «hystérie»), pourtant bien établis, dont les éditions précédentes s’étaient déjà distanciées. L’arrivée d’un nouveau DSM n’est donc pas anodine. Published ahead of print.
«Dans cette surprenante soustraction, faite de beaucoup de petites soustractions, il est seul. Seul comme il n’a jamais été. Comme personne (pense-t-il) n’a jamais été. En effet, c’est particulier comme il est seul. Seul sans solitude. Il n’est plus préservé par le «nous», l’entre-nous de l’homme et de son corps. Lui, il est vraiment seul. En exil, sur place. Dans une solitude dont le solitaire n’a pas idée. La solitude de cette banlieue ne se compare à rien, est une injustice, un scandale. A côté d’elle la solitude d’un méditatif est un palais. Celle d’un gueux même est un nid, pouilleux, mais nid quand même. Ici, pas de nid. Solitude sans jouir d’être seul.» Henri Michaux, Connaissance par les gouffres (Gallimard, 1967) La psychiatrie classique s’est cantonnée depuis ses origines à une vision résolument extérieure de la psychose. Description de prodromes, de symptômes, de tableaux cliniques: le psychiatre regarde plus qu’il n’écoute, il repère et classifie. François Tirtiaux souhaite avoir un autre regard et parler des personnes psychotiques, de l’intérieur, ce qui n’est pas facile. Il s’attache à mettre en évidence la défaillance de la couverture de protection symbolique, la sur-stimulation du réel et la sur-symbolisation par le langage qui sont à approcher de manière individuelle, chaque personne psychotique posant un cas singulier. Published ahead of print.
Sycrest® (asénapine) sera remboursé en catégorie B à partir du 1er novembre 2012.
Vingt-quatre millions de personnes dans le monde souffrent de schizophrénie, moins de la moitié bénéficient de soins appropriés. Moins d’un tiers des patients traités reçoivent un traitement leur permettant d’atteindre la rémission. Le taux de rechute est élevé, généré par une faible adhérence au traitement. Le syndrome négatif et la cognition ne sont que faiblement améliorés alors qu’ils sont à la base du rétablissement fonctionnel.
Une étude finlandaise récente a mis en évidence que l’utilisation chronique de benzodiazépines (particulièrement comme somnifères) chez les patients schizophrènes s’accompagne d’une augmentation de risque de décès, alors que le traitement par un antidépresseur avec un ou plusieurs antipsychotiques ne démontre pas de conséquences sur la mortalité, entre autres par suicide.
Dans la population générale, l’évaluation du profil de risque cardiovasculaire est réalisée par les prestataires de soins de première ligne. Souvent, les personnes atteintes de troubles psychiatriques graves ont difficilement accès aux soins de santé généraux...
Malgré la prévalence élevée de facteurs de risque cardiovasculaire, des problèmes de sous-détection et de sous-traitement sont clairement mis en évidence par les preuves collectées...
Les personnes présentant des troubles psychiatriques graves, tels que la schizophrénie, la dépression ou le trouble bipolaire, ont un état de santé général moins bon et une espérance de vie moins élevée que la population globale. Cette mortalité cardiovasculaire accrue est en partie due à un risque plus important lié à des facteurs influençables, comme le surpoids ou l’obésité, le tabagisme, l’hyperglycémie, l’hypertension et la dyslipidémie. Les antipsychotiques peuvent également entraîner une prise de poids et influencer négativement certains facteurs de risque cardiovasculaire. Malgré ce profil de risque accru, les patients souffrant de troubles psychiatriques graves continuent à avoir un accès limité aux soins somatiques avec, à la clé, une détection, un suivi et un traitement du risque cardiovasculaire moins efficaces que pour la population générale. Or, l’identification et le suivi précoces, l’application de mesures préventives et une approche multidisciplinaire anticipée des facteurs de risque métabolique et cardiovasculaire peuvent contribuer positivement à l’amélioration de l’état de santé, au fonctionnement psychosocial et à la qualité du vécu. En ce qui concerne le traitement des patients présentant des troubles psychiatriques graves, il convient aussi d’insister davantage sur l’importance d’une collaboration intensive entre les différents professionnels de la santé. La disponibilité de soins somatiques adéquats constitue une revendication majeure pour le traitement de ces personnes.
Neurone Vol. 30 N° 1
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